VISITER LE CENTRE HISTORIQUE DE GÊNES : QUE FAIRE ET QUE VOIR ?

Gênes n’a pas la réputation touristique de Rome, de Florence ou de Venise. Il faut dire qu’au premier abord, la capitale de la Ligurie n’a rien d’une ville de carte postale. Bruyante, dense, parfois un peu désordonnée, elle semble coincée entre la mer et les collines. Lorsqu’on la traverse par l’autoroute en direction des Cinque Terre, on aperçoit surtout les grues gigantesques de son port, les cargos et les interminables rangées de conteneurs. Pas forcément de quoi donner envie de s’y arrêter ! Et pourtant, derrière cette façade industrielle se cache une ville au patrimoine historique et architectural exceptionnel. Il suffit de s’aventurer dans les ruelles étroites de son centro storico, les fameux caruggi, pour découvrir une tout autre Gênes. Les petites places surgissent au détour des passages, les églises baroques dévoilent des intérieurs somptueux et les palais aristocratiques rappellent la puissance de l'ancienne République maritime.

De la prestigieuse Via Garibaldi, bordée des célèbres Palazzi dei Rolli, à la Via Balbi, en passant par la cathédrale San Lorenzo, le Palazzo Ducale ou la très animée Piazza De Ferrari, les découvertes se succèdent. Et ce n’est encore qu’une petite partie de ce que la ville a à offrir ! Consacrer une seule page à Gênes est presque impossible, tant il y a de choses à voir et à raconter. J'ai donc donc choisi de présenter sur cette page principalement son centre historique, ses palais, ses églises et quelques-unes de ses places emblématiques. Mais Gênes ne s'arrête pas à ces quartiers : elle s'étend le long de la côte et grimpe sur les collines, offrant bien d'autres découvertes que vous trouverez sur les pages suivantes.

LE CENTRE HISTORIQUE

On accède au centre historique via la « Sopraelevata Aldo Moro », une rocade suspendue qui traverse la ville et offre des vues panoramiques sur le port et sur la ville. Édifiée dans les années soixante pour contourner les zones urbaines fortement peuplées et fluidifier le trafic automobile, elle s'est intégrée au paysage urbain. Cependant, son âge, ainsi que son entretien et sa sécurité, soulèvent des interrogations depuis quelques années. L’effondrement du pont Morandi le 14 août 2018 et ses 48 victimes ont laissé des traces. Nous ne sommes pas encore descendus de voiture que nous sommes déjà happés par l'effervescence et le tumulte qui définissent la ville. Bienvenue à Gênes ! Nous logeons dans un vieil immeuble du centre historique, quatrième étage sans ascenseur, avec un escalier monumental datant du XIe siècle, ce qui permet de rapidement arpenter ce centro storico parmi les plus vastes de toute l’Italie.

Découvrir les caruggi, les ruelles du vieux Gênes

Le centre historique a préservé son architecture médiévale, avec ses dédales de ruelles étroites où la lumière du soleil peine à se frayer un chemin. Ces caruggi, sombres passages aux murs décrépis, sont malheureusement souvent couverts de graffitis hideux.

Le linge est suspendu aux fenêtres de part et d'autre des ruelles, tandis que des épiceries colorées, des restaurants et de petites boutiques artisanales se côtoient. En fin de journée, les bars s'animent, ajoutant à l'ambiance particulière.

Ce labyrinthe de caruggi, anciennes artères commerciales, constitue le cœur de Gênes et est véritablement fascinant. Les ruelles, reliées par des passages parfois obscurs, débouchent souvent sur des places de tailles variées, parfois très petites, où de nombreuses façades en trompe-l’œil captent irrésistiblement l'attention.

Carrugi et vieux immeubles

Les caruggi ne sont pas tous aussi accueillants. Certaines ruelles, notamment dans les quartiers de Prè, de la Maddalena et de l'ancien ghetto, conservent une réputation sulfureuse, héritée de leur histoire populaire et portuaire. Prostitution, trafic de drogue et petite délinquance ont longtemps marqué ces secteurs, où les problèmes de sécurité n'ont pas complètement disparu. En se promenant dans ce véritable labyrinthe, on passe parfois sans transition d'une rue commerçante animée à une ruelle sombre, aux façades dégradées et à l'atmosphère beaucoup moins rassurante. C'est aussi l'un des contrastes les plus frappants de Gênes. Ces quartiers ne sont pas nécessairement dangereux en journée, mais mieux vaut éviter de s'y aventurer au hasard une fois la nuit tombée.

Les monuments incontournables du centre historique

Le Palazzo Ducale

Ancien siège du gouvernement de la République de Gênes et résidence des doges à partir du XIVe siècle, le Palazzo Ducale a longtemps été le cœur du pouvoir politique de la ville. Profondément remanié à la fin du XVIe siècle dans un style maniériste, il a ensuite subi d'importantes transformations après un violent incendie survenu en 1777.

Aujourd’hui, le palais a abandonné ses fonctions politiques pour devenir l’un des principaux centres culturels de Gênes. Il accueille régulièrement des expositions, des conférences, des manifestations artistiques et divers événements, ainsi que des marchés occasionnels. On y trouve également une librairie et un café.

Palazzo Ducale

Situé entre la Piazza Matteotti et la célèbre Piazza De Ferrari, le Palazzo Ducale occupe une place centrale dans la vie génoise. Son imposante architecture rappelle le prestige de l’ancienne République maritime, tandis que ses espaces ouverts au public en font aujourd’hui un lieu particulièrement vivant.

La cathédrale San Lorenzo

Construite à partir de la fin du XIe siècle et consacrée en 1118, la cathédrale San Lorenzo mêle les styles roman et gothique, témoins des différentes étapes de son histoire. Un important incendie, survenu en 1296, entraîne de vastes travaux de reconstruction qui lui donnent une grande partie de son apparence gothique actuelle.

Sa façade en marbre blanc et noir, est caractéristique de l’architecture médiévale ligure. Trois portails gothiques, encadrés de colonnes finement sculptées et torsadées, s’ouvrent au sommet d'un large escalier, gardé par deux imposants lions de pierre. Les différentes transformations réalisées au fil des siècles, notamment au XVIe siècle avec la construction de la coupole, ont contribué à donner à la cathédrale son allure actuelle.

L’édifice a également connu un épisode étonnant pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1941, un obus britannique traverse la toiture et tombe à l’intérieur de la cathédrale sans exploser. Une réplique de ce projectile est aujourd’hui exposée dans l’église, rappelant à quel point le monument a échappé de peu à de graves destructions.

La cathédrale conserve enfin l’un des trésors religieux les plus précieux de Gênes : les reliques de saint Jean-Baptiste, patron de la ville. Selon la tradition, elles auraient été rapportées de Terre sainte par des croisés génois à la fin de la première croisade. Elles reposent dans la chapelle San Giovanni Battista, aménagée au XVe siècle et richement ornée de sculptures en marbre.

L'église du Gesù

L’église du Gesù, de style baroque, ne laisse pas particulièrement deviner, depuis l’extérieur, la richesse de sa décoration intérieure. Une fois la porte franchie, le contraste est saisissant : fresques monumentales, dorures, marbres polychromes et décors sculptés se succèdent dans une atmosphère assez sombre, qui accentue encore leur éclat.

Reconstruite à partir de la fin du XVIe siècle par les Jésuites, sur l’emplacement d’un édifice plus ancien, l’église est dédiée aux saints Ambroise et André. Son plafond, entièrement recouvert de fresques, attire immédiatement l’attention par la profusion de ses détails et ses scènes religieuses.

L’église renferme également de véritables trésors artistiques, notamment deux tableaux de Rubens, ainsi que des œuvres de Guido Reni et de grands peintres génois. Même si je ne suis pas particulièrement sensible à l’exubérance du style baroque, je reconnais que la richesse des décors et la qualité des œuvres méritent que l’on s’y attarde. C’est une visite intéressante, ne serait-ce que pour découvrir une autre facette du patrimoine artistique de Gênes.

La basilique Santissima Annunziata del Vastato

La basilique Santissima Annunziata del Vastato n’a rien à envier à l’église du Gesù en matière de profusion baroque ! Construite à partir du XVIe siècle, puis largement embellie au XVIIe, elle dévoile un intérieur particulièrement fastueux, où les fresques, les dorures, les marbres polychromes et les sculptures occupent presque chaque recoin.

Les voûtes et les coupoles sont couvertes de peintures réalisées par de grands artistes génois, illustrant notamment des épisodes de la vie de la Vierge. Les chapelles latérales, tout aussi richement décorées, abritent de nombreux tableaux et retables. L’ensemble est impressionnant par la richesse de ses détails, même si, personnellement, je trouve cette accumulation de décors un peu excessive. Il faut néanmoins reconnaître le travail remarquable des artistes qui ont contribué à faire de cette basilique l’un des plus beaux exemples de l’art baroque à Gênes.

La Piazza De Ferrari, cœur animé de Gênes

Baptisée en l’honneur de Raffaele De Ferrari, duc de Galliera, la Piazza De Ferrari est la place principale de Gênes et l’un de ses lieux de rendez-vous les plus fréquentés. Véritable carrefour entre le centre historique et les quartiers plus modernes, elle accueille aussi bien les Génois que les visiteurs, mais également de nombreux événements, concerts et manifestations.

Difficile d’imaginer qu’autrefois, cet espace était occupé par des bâtiments médiévaux et un dédale de petites ruelles, les fameux caruggi. C’est au XIXe siècle, avec les grands travaux d’urbanisme accompagnant le développement de Gênes, que la place commence à prendre son apparence actuelle. En son centre trône une imposante fontaine circulaire, inaugurée en 1936, devenue l’un des symboles de la ville. Avec sa grande vasque en bronze et ses puissants jets d’eau, elle attire immédiatement les visiteurs, particulièrement à la tombée de la nuit, lorsque les éclairages la mettent en valeur.

Autour de la place se dressent plusieurs édifices prestigieux, notamment le Palazzo Ducale et le Teatro Carlo Felice, l’un des principaux opéras de Gênes. Inauguré en 1828 et dédié au roi Charles-Félix de Savoie, ce théâtre néoclassique a été gravement endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale. Sa reconstruction, achevée en 1991, a associé des éléments de son architecture d’origine à des aménagements contemporains.

La Piazza De Ferrari est également le centre économique et financier de la ville, entourée de banques, de bureaux et de bâtiments institutionnels aux façades monumentales. Le soir, l’ambiance change encore. Les jets d’eau illuminés donnent une tout autre allure à la place, tandis que la façade du Palazzo della Regione Liguria se transforme parfois en un immense écran publicitaire. Le contraste est assez surprenant, entre l’architecture historique et les technologies modernes, mais qui résume finalement assez bien les différents aspects de Gênes.

Piazza de Ferrari

Piazza de Ferrari

Panneau lumineux sur la façade du palais de la Région Ligure

Statue de Giuseppe Garibaldi devant le Teatro Carlo Felice

Détail du socle de la statue

Teatro et caffè del teatro

Les Strade Nuove et les palais des Rolli

La Via Garibaldi et les palais Tursi, Bianco et Rosso

À la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle, la République de Gênes connaît une période de prospérité exceptionnelle, portée par sa puissance commerciale et surtout financière. Les grandes familles aristocratiques, qui concentrent alors une grande partie des richesses et du pouvoir politique, font construire de somptueux palais le long des « Strade Nuove » (Rues Neuves), notamment les actuelles Via Garibaldi, Via Cairoli et Via Balbi.

La Via Garibaldi, autrefois appelée Strada Nuova, est sans doute la plus impressionnante. Cette belle rue pavée, bordée de palais Renaissance et baroques, offre un remarquable aperçu de la grandeur passée de Gênes. Derrière leurs façades monumentales se cachent aujourd’hui des musées, des banques, des bureaux et quelques résidences privées. Parmi ces édifices, le Palazzo Doria-Tursi, construit au XVIe siècle, accueille aujourd’hui l’hôtel de ville. Une partie du palais est également consacrée à un musée où sont exposés des tableaux, des sculptures et de précieux objets, dont le célèbre violon « Il Cannone », qui appartenait au virtuose génois Paganini.

Juste en face, le Palazzo Bianco abrite une pinacothèque réunissant des peintures italiennes, génoises, flamandes et espagnoles, du Moyen Âge au XVIIIe siècle. On peut notamment y voir des œuvres de Caravage, Rubens, Memling et Véronèse.

Ces palais appartiennent à l'ensemble des « Palazzi dei Rolli », de prestigieuses demeures aristocratiques inscrites sur des listes officielles de la République. À une époque où Gênes ne disposait pas d'un palais royal pour recevoir ses hôtes de marque, les grandes familles avaient l'obligation d'accueillir, selon un système de tirage au sort, les souverains, ambassadeurs et dignitaires étrangers en visite.

Aujourd’hui, les Strade Nuove et les Palazzi dei Rolli, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2006, constituent l’un des plus beaux témoignages de l’âge d’or de Gênes. Se promener dans la Via Garibaldi permet de découvrir, sur quelques centaines de mètres seulement, une concentration étonnante de palais qui rivalisent d’élégance et de richesse architecturale.

Via Balbi

Hôtel de ville, Palazzo Tursi

Le Palazzo Rosso, un joyau de la Via Garibaldi

Situé sur la prestigieuse Via Garibaldi, le Palazzo Rosso (Palais Rouge) doit son nom à la couleur rouge de sa façade, qui se distingue parmi les somptueuses demeures construites par les grandes familles génoises. Il a été édifié entre 1671 et 1677 pour les frères Rodolfo et Gio Francesco Brignole-Sale, issus d’une puissante famille de banquiers et de commerçants à l’époque où la République était l’une des grandes puissances économiques de la Méditerranée.

L'intérieur est particulièrement remarquable pour ses plafonds couverts de fresques, ses salons richement décorés, ses stucs et ses dorures. Les peintures réalisées par de grands artistes baroques illustrent des scènes mythologiques et allégoriques.

Le palais abrite également une importante collection de peintures européennes, réunie au fil des générations par la famille Brignole-Sale. On peut notamment y admirer des œuvres de Van Dyck, Véronèse, Dürer et Guido Reni.

En 1874, la duchesse Maria Brignole-Sale De Ferrari, dernière héritière de la famille, fait don du palais et de ses collections à la ville de Gênes afin d'en faire un musée ouvert au public.

Le Palazzo Reale, un somptueux palais aristocratique

Le Palazzo Reale (Palais Royal) est l’un des plus beaux palais historiques de Gênes. Situé dans la Via Balbi, à quelques minutes du centre historique, il témoigne de la richesse et du prestige des grandes familles génoises qui ont marqué l’histoire de la ville.

Construit au XVIIe siècle pour la famille Balbi, de riches banquiers et marchands, le palais devient ensuite la propriété de la puissante famille Durazzo, qui entreprend d’importants travaux d’agrandissement et d'embellissement. En 1824, il est acheté par le roi Charles-Félix de Savoie et devient l’une des résidences officielles de la famille royale lors de ses séjours à Gênes. C’est de cette époque que lui vient son nom actuel de Palazzo Reale.

À l’intérieur, les appartements d’apparat ont conservé une grande partie de leur décoration d’origine. On y découvre des salons richement ornés, des fresques, des dorures, des tapisseries, des lustres monumentaux et du mobilier ancien. La spectaculaire Galerie des Glaces, inspirée des grandes galeries des palais européens, compte parmi les pièces les plus remarquables. Le palais abrite également une importante collection de peintures, notamment des œuvres de Van Dyck, de Tintoret et d’autres maîtres italiens et flamands.

À l’extérieur,  les jardins en terrasse, agrémentés de statues, de bassins et de mosaïques  offrent une belle perspective sur le port de Gênes.

L'université de Gênes

Fondée en 1481, l’Université de Gênes compte parmi les plus anciennes institutions d’enseignement supérieur d’Italie. Installée notamment le long de la Via Balbi, elle occupe plusieurs palais historiques, dont le magnifique Palazzo dell’Università. Prestige et  richesse à l’époque baroque garantis !

Derrière leurs élégantes façades, ces édifices dévoilent de remarquables décors : colonnes de marbre, fresques, galeries voûtées et vastes salles d’apparat. L’ensemble rappelle que ces bâtiments, aujourd’hui consacrés à l’enseignement, furent autrefois de somptueuses résidences aristocratiques.

L’un des éléments les plus impressionnants du Palazzo dell’Università est son escalier monumental, véritable chef-d’œuvre de l’architecture baroque génoise. Avec ses larges volées de marches, ses balustrades et ses perspectives soigneusement étudiées, il donne immédiatement une idée de la grandeur du palais. Difficile d’imaginer un cadre plus prestigieux pour une université.

Informations pratiques pour visiter le centre historique de Gênes

🕛 Combien de temps prévoir pour visiter le centre historique de Gênes ?

Prévoyez au minimum une demi-journée pour découvrir le centre historique, parcourir ses ruelles médiévales et admirer ses nombreuses églises et places. Le centre historique est particulièrement riche et les découvertes se succèdent au détour des caruggi. Si vous souhaitez visiter les palais de la Via Garibaldi, le Palazzo Reale ou encore le Palazzo Ducale, une journée entière ne sera pas de trop.

Pour profiter pleinement de Gênes, de ses musées et de son vieux port, il faut compter plusieurs jours.

🚆 Comment rejoindre le centre historique depuis les gares ?

Gênes possède deux grandes gares ferroviaires, toutes deux reliées au centre historique par le métro.

Depuis Genova Piazza Principe : c'est la gare la plus pratique pour rejoindre la partie occidentale du centre historique, le Palazzo Reale et le vieux port.

  • À pied : environ 5 minutes pour le Palazzo Reale, par la Via Balbi, et 10 à 15 minutes pour le Porto Antico.

  • En métro : prendre la direction Brignole et descendre à San Giorgio pour le vieux port ou à De Ferrari pour le Palazzo Ducale.

Depuis Genova Brignole : cette gare se trouve à l'est du centre historique.

  • À pied : environ 10 à 15 minutes pour rejoindre la Piazza De Ferrari et le Palazzo Ducale, notamment par la Via XX Settembre.

  • En métro : prendre la direction Brin et descendre à De Ferrari pour le cœur monumental ou à San Giorgio pour le vieux port.

🚇 Le métro est particulièrement pratique pour éviter de longues marches. Il dessert également les stations Darsena et Sarzano/Sant'Agostino, utiles pour découvrir d'autres quartiers du centre historique.

Site officiel des transports : AMT Genova – Métro.

🅿️ Où se garer à Gênes ?

Si vous arrivez en voiture, il vaut mieux la laisser dans un parking situé en périphérie immédiate du centre historique. Les caruggi ne sont pas adaptés à la circulation automobile et une partie du centre est soumise à des restrictions d'accès. Plusieurs parkings payants permettent de rejoindre facilement les principaux sites touristiques :

  • Parcheggio Acquario : au Porto Antico, pratique pour commencer la visite depuis le vieux port.

  • Parcheggio Autosilo : également dans le secteur du Porto Antico.

  • Parcheggio Calata Gadda : à proximité de l'aquarium et du front de mer.

  • Autopark Piccapietra : intéressant pour rejoindre la Piazza De Ferrari et le Palazzo Ducale.

  • Royal Park Corvetto : une autre possibilité pour visiter le centre depuis la partie haute.

Les parkings du Porto Antico disposent de places réservées aux personnes handicapées.

⚠️ Attention aux ZTL (Zone a Traffico Limitato) : comme dans de nombreuses villes italiennes, certaines rues du centre de Gênes sont soumises à des restrictions de circulation, contrôlées par des dispositifs électroniques. L'accès est réservé aux véhicules autorisés selon les zones et les horaires. Ne suivez pas aveuglément votre GPS : il peut vous diriger vers une rue interdite à la circulation. Vérifiez les panneaux indiquant Zona Traffico Limitato et choisissez votre parking avant d'arriver.

👨‍🦽 Se déplacer dans les caruggi : attention à l'accessibilité

Les caruggi qui font tout le charme du centre historique de Gênes, se découvrent essentiellement à pied. Leur revêtement ancien, souvent composé de pavés ou de dalles de pierre, peut être irrégulier et glissant par temps humide. Certaines ruelles sont en pente, comportent des marches ou des passages particulièrement étroits. Pour les personnes à mobilité réduite, la visite reste possible dans plusieurs secteurs, notamment autour de la Piazza De Ferrari, de la Via Garibaldi, de la Via San Lorenzo et du Porto Antico. En revanche, tous les itinéraires à travers les caruggi ne sont pas accessibles en fauteuil roulant.

📌 Sites officiels des principaux palais de Gênes

Musei di Strada Nuova : Palazzo Rosso, Palazzo Bianco et Palazzo Tursi :  site officiel des Musei di Strada Nuova.

 

Palazzo Reale, Via Balbi, 10 : Site officiel du Palazzo Reale

 
Palazzo Ducale, Piazza Matteotti, 9 : Site officiel du Palazzo Ducale

 

Plusieurs musées disposent d'ascenseurs et d'aménagements spécifiques. Le Palazzo Ducale, notamment, propose une entrée accessible depuis la Piazza De Ferrari.  Attention : l'accessibilité des musées peut évoluer en fonction des travaux. Se référer au site officiel des Musei di Strada Nuova.

 

Mon avis sur le centre historique de Gênes : ce que j'ai aimé, ce que j'ai moins aimé

🩵🩵 J’ai beaucoup aimé

  • L'atmosphère particulière des caruggi, ces ruelles étroites et animées où l'on découvre à chaque détour une petite place, une église ou un palais.

  • Les contrastes saisissants entre les façades parfois délabrées du centre médiéval et la richesse architecturale des somptueux palais génois.

  • L'animation du centre historique, avec ses petits commerces et ses terrasses.

  • Le patrimoine exceptionnel de Gênes, qui réserve bien des surprises et mérite largement plusieurs jours de visite.

😕 J'ai moins aimé

  • Les graffitis et les façades très dégradées dans certaines ruelles, qui donnent parfois une impression de laisser-aller.

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