PRÉPAREZ VOTRE VOYAGE
🅿️ SE GARER EN ITALIE : QUELQUES RÉFLEXES À AVOIR
Connaître la signification des couleurs des places de parking
En Italie, le stationnement peut vite devenir un casse-tête, surtout si vous voulez vous rendre dans les centres historiques. Voici les quelques règles que je conseille de connaître avant de prendre la voiture.
Les lignes bleues : stationnement payant
Le tarif et les horaires sont indiqués sur un panneau ou sur l’horodateur. Selon les villes, le paiement peut se faire à l’horodateur, par application ou avec un ticket à placer derrière le pare-brise. Les tarifs peuvent aussi varier d’un quartier à l’autre.
Les lignes blanches : généralement gratuites
Mais attention : certaines places peuvent être soumises à une durée maximale ou à des conditions particulières. Regardez toujours le panneau situé à proximité.
Les lignes jaunes : places réservées
Elles peuvent être destinées notamment aux personnes handicapées, aux résidents, aux taxis ou à certains véhicules autorisés. Ne vous y garez pas sans vérifier à qui elles sont réservées.
Méfiez-vous des ZTL
C’est probablement le piège le plus important pour un visiteur. La Zona a Traffico Limitato correspond à une zone où la circulation est interdite ou limitée à certains véhicules, selon les jours et les horaires. Elles sont particulièrement fréquentes dans les centres historiques.
Le panneau à l'entrée indique les restrictions. Des caméras peuvent relever les plaques d'immatriculation : entrer quelques mètres dans une ZTL sans autorisation peut donc entraîner une amende.
Mon conseil : si vous avez le moindre doute, ne tentez pas votre chance. Garez-vous à l'extérieur de la zone et terminez à pied ou en transports en commun.
Notre mésaventure avec une ZTL sicilienne et les infos pratiques qui en découlent sont à retrouver sur le blog : Contraventions en Italie dans une ZTL
📌 En résumé
- Ne cherchez pas absolument à vous garer dans le centre historique. Un parking situé à 10 ou 15 minutes à pied est souvent beaucoup plus pratique.
- Repérez votre parking avant d'arriver en ville, ce qui vous évite de tourner dans les petites rues à la recherche d'une place.
- Cherchez les mots "Parcheggio", "Parcheggio pubblico" ou "Parcheggio custodito".
- Vérifiez toujours la signalisation avant de laisser la voiture, même si la place semble libre.
- Ne vous fiez pas uniquement à la couleur des lignes. Le panneau précise les horaires, les tarifs et les éventuelles restrictions.
- Dans les villes historiques, privilégiez souvent un parking en périphérie. Vous évitez ainsi les rues étroites, les sens uniques et surtout les ZTL.
- Pour une visite de plusieurs heures, comparez le prix du parking avec celui d'un parking relais ou des transports en commun.
- Prenez une photo de l'endroit où vous vous êtes garé. Très utile pour retrouver sa voiture plusieurs heures plus tard dans une ville que l'on ne connaît pas.
- Si vous logez dans le centre historique, demandez à l'hébergeur comment rejoindre l'établissement en voiture. Certains hôtels peuvent avoir une procédure particulière pour les clients autorisés à entrer dans une ZTL.
🚆🛥️🚠 SE DÉPLACER SANS VOITURE EN ITALIE : LES TRANSPORTS QUI CHANGENT LA FAÇON DE VOYAGER
Trains, bateaux, vélos, scooters… mais aussi funiculaires, crémaillères, téléphériques et même tapis roulants : en Italie, se déplacer sans voiture peut être beaucoup plus simple — et parfois beaucoup plus étonnant — qu’on ne l’imagine. L'Italie possède tout un réseau de transports qui permet de franchir une colline, rejoindre un village perché ou passer d'une rive à l'autre sans prendre la voiture. Et certains de ces moyens de transport sont déjà une petite découverte en eux-mêmes.
Le train : souvent le moyen le plus simple
Pour voyager entre les grandes villes italiennes, le train est souvent une excellente solution. Le réseau permet notamment de relier rapidement les principales villes du pays, avec des trains à grande vitesse sur les grands axes.
L'avantage est évident : pas de circulation à gérer, pas de parking à chercher et pas de ZTL à surveiller. Avant d'utiliser une voiture, regardez toujours ce qu'il est possible de faire en train depuis votre lieu de séjour. Pour certaines étapes, la voiture n'apporte finalement pas grand-chose.
Le bateau : une autre façon de découvrir l'Italie
Dans les régions côtières et autour des grands lacs, le bateau peut remplacer avantageusement la voiture. C'est particulièrement intéressant lorsque les routes sont sinueuses, les villages très fréquentés et les parkings rares. Sur la côte amalfitaine, par exemple, le bateau permet de relier plusieurs villes côtières sans subir les embouteillages de la route. Depuis l'eau, les villages, les falaises, les villas et les montagnes prennent une toute autre dimension.
Même chose autour des grands lacs italiens : le bateau devient parfois un véritable moyen de transport quotidien pour passer d'une rive à l'autre.
Le vélo : parfait pour certaines régions
Le vélo peut être une excellente solution pour découvrir l'Italie à un rythme plus tranquille. Il est particulièrement adapté aux régions relativement plates ou aux itinéraires où les distances entre les villages restent raisonnables. Les vélos électriques changent également beaucoup la donne. Ils permettent d'envisager plus facilement des régions vallonnées sans transformer chaque déplacement en épreuve sportive.
À privilégier notamment :
- les pistes et routes secondaires autour des lacs
- certaines portions du littoral
- les plaines du nord de l'Italie
- les déplacements entre villages lorsque les transports publics sont peu fréquents.
En revanche, dans les villes historiques aux rues pavées et escarpées, le vélo n'est pas toujours la solution la plus confortable.
Le scooter : pratique, mais pas pour tout le monde
Le scooter permet de retrouver une certaine liberté sans avoir les contraintes d'une voiture. Il peut être intéressant pour rayonner autour d'une ville ou rejoindre facilement des plages et des villages lorsque les transports publics sont limités.
Mais il faut garder en tête une réalité italienne : la circulation peut être impressionnante dans certaines grandes villes. À Naples, Rome ou Palerme, par exemple, il faut être parfaitement à l'aise au milieu d'une circulation dense. Pour quelqu'un qui n'a pas l'habitude du deux-roues, je privilégierais donc le train, le bus, le bateau ou la marche plutôt que de louer un scooter simplement pour éviter la voiture.
Le tram
À Milan : le tram, presque une institution
À Milan, le tram fait partie du décor. Les célèbres rames orange — notamment les anciennes voitures Carrelli, reconnaissables à leur allure rétro — circulent encore dans plusieurs quartiers. C’est un moyen très pratique pour se déplacer dans la ville, mais aussi une façon agréable de découvrir Milan sans marcher tout le temps.
À Turin : le tram pour parcourir la ville autrement
Turin possède également un important réseau de tramways. Ils permettent notamment de traverser facilement le centre et de rejoindre des quartiers plus éloignés. Et à Turin, les longues avenues, les places et les façades monumentales se prêtent particulièrement bien à ce type de déplacement.
Les transports insolites
Certaines villes ont développé des systèmes de transport qui permettent de monter ou descendre rapidement tout en s'intégrant parfaitement au relief.
À Naples : les funiculaires pour grimper dans la ville
Naples est construite sur plusieurs niveaux. Les funiculaires sont donc bien plus qu'une curiosité touristique : ils font partie du réseau de transport de la ville. Ils permettent notamment de rejoindre les quartiers situés sur les hauteurs sans avoir à affronter les rues en pente. Pour le visiteur, c'est aussi une façon originale de découvrir la ville.
À Gênes : funiculaires et chemin de fer à crémaillère
Gênes est probablement l'une des villes italiennes où le relief se ressent le plus dans les déplacements. La ville s'étire entre la mer et les collines. Pour passer d'un niveau à l'autre, elle possède notamment deux funiculaires et une ancienne ligne ferroviaire à crémaillère.
Le funiculaire Zecca-Righi
Il relie le centre-ville aux hauteurs de Righi. Le trajet permet de passer rapidement du centre historique aux collines génoises, d'où partent notamment des itinéraires vers les anciennes fortifications.
La crémaillère Principe-Granarolo
Encore plus étonnante : il ne s'agit pas d’un funiculaire mais d'un véritable train à crémaillère. La ligne relie la gare de Genova Piazza Principe au quartier de Granarolo. Elle parcourt environ 1,1 km et franchit un dénivelé de 194 mètres. Le principe est simple : une troisième voie dentée placée entre les rails permet au train de grimper sur des pentes beaucoup plus importantes qu'une voie ferrée classique.
À Gubbio : monter dans les airs… dans un panier
À Gubbio, en Ombrie, le moyen de transport est pour le moins original : pour rejoindre la basilique Sant'Ubaldo, située à environ 800 mètres d'altitude sur le mont Ingino, on peut emprunter la funivia Colle Eletto. La station de départ est située au cœur de la ville, à environ 532 mètres.
Ici, pas de cabine fermée comme dans un téléphérique classique. On prend place dans de petites cabines ouvertes qui ressemblent à des paniers suspendus. Le trajet relie le centre de Gubbio aux hauteurs du mont Ingino et permet d'atteindre la basilique en quelques minutes.
Le trajet est court, mais la montée offre rapidement une belle vue sur Gubbio et la campagne environnante.
Autour du lac Majeur : prendre de la hauteur sans voiture
Le lac Majeur permet lui aussi de combiner plusieurs moyens de transport. Les bateaux permettent de passer d'une rive à l'autre et de rejoindre différents villages et îles. Mais autour du lac, on trouve également des installations permettant de prendre de la hauteur, notamment du côté de Laveno-Mombello avec le téléphérique qui monte vers le Sasso del Ferro. Ce type de transport est particulièrement intéressant lorsque l'on veut associer lac et montagne dans une même journée.
Lac Majeur : la funivia du Mottarone
Autrefois, depuis Stresa, la funivia Stresa–Alpino–Mottarone permettait de quitter les rives du lac pour rejoindre les hauteurs du Mottarone. Le trajet offrait progressivement une vue spectaculaire sur le lac Majeur et les îles Borromées. ⚠️ Cette installation est actuellement hors service depuis l’accident de 2021. Il faut donc vérifier sa situation avant d'envisager ce trajet.
À Spoleto, un système insolite
Spoleto possède un système de mobilité assez étonnant. La ville a installé plusieurs parcours mécanisés souterrains, avec tapis roulants, escaliers mécaniques et ascenseurs, pour relier les parkings aux différentes parties du centre historique. Le système permet notamment de rejoindre facilement le centre depuis le parking Posterna et d'accéder aux principaux sites de la ville.
Certains parcours sont entièrement souterrains. On peut donc laisser sa voiture en contrebas et rejoindre le centre historique… en tapis roulant ! C'est assez inattendu dans une ville médiévale. Et surtout, c'est particulièrement pratique car le relief à Spoleto peut rendre la visite assez physique. Les parcours mécanisés sont gratuits et accessibles aux personnes à mobilité réduite.
À Pila : le télésiège qui monte aussi les vélos
Dans la station de Pila, dans la Vallée d'Aoste, le télésiège de Chamolé permet de prendre rapidement de l'altitude sans voiture… et sans même descendre de son vélo (ou presque !). On monte avec son vélo sur le télésiège, puis on redescend par les pistes. Pour ceux qui ne pratiquent pas le VTT, le télésiège est tout simplement un moyen rapide d'accéder à la montagne et à de belles randonnées. Il monte de Pila, à environ 1 765 mètres, jusqu'à Chamolé, à plus de 2 300 mètres.
En été, les remontées mécaniques changent complètement de fonction : elles deviennent de véritables moyens de transport pour découvrir la montagne.
Faut-il vraiment louer une voiture en Italie ?
Pas toujours. Pour un séjour consacré à quelques grandes villes, je regarderais d'abord les possibilités en train et en transports locaux avant de réserver une voiture.
La voiture devient surtout intéressante lorsque l'on veut :
- visiter plusieurs villages éloignés des gares
- explorer la campagne
- accéder à des plages isolées
- changer régulièrement de logement
- parcourir des régions rurales où les transports publics sont peu nombreux.
À l'inverse, dans les grandes villes et les centres historiques, elle peut rapidement devenir une contrainte : circulation, ZTL, stationnement et coût des parkings.
En résumé : mon réflexe avant chaque voyage
Avant de prendre sa voiture ou d'en louer une, se poser trois questions :
- Puis-je rejoindre facilement ma destination en train ?
- Une fois sur place, puis-je me déplacer en bus, bateau, vélo ou à pied ?
- Est-ce que la voiture va réellement me servir pendant mon séjour ?
Si la réponse est non, alors on peut souvent s'en passer.
INFOS PRATIQUES
Quelques adresses utiles
Site officiel du tourisme en Italie
www.italia.it (en italien anglais ou espagnol, la version française a disparu 😕)