VISITER TURIN : NOS DÉCOUVERTES DANS LA CAPITALE DU PIÉMONT
Nous avons eu la chance de découvrir Turin en compagnie de notre amie Cinzia, une Turinoise passionnée par sa ville. Difficile d'imaginer meilleure guide pour découvrir les différentes facettes de la capitale du Piémont !
Souvent associée à son passé industriel et aux usines Fiat, Turin mérite pourtant bien davantage que cette réputation. Ancienne capitale des États de Savoie, puis première capitale de l'Italie unifiée, elle possède un patrimoine architectural remarquable. Ses grandes places bordées d'arcades, ses palais élégants, ses cafés historiques et ses nombreux musées témoignent de son histoire. Traversée par le Pô et la Doire Ripaire, avec les Alpes en toile de fond, Turin nous a également surpris par ses espaces verts, ses promenades au bord du fleuve et ses magnifiques panoramas.
De la Mole Antonelliana à l'ancienne usine Fiat du Lingotto, en passant par les grandes places du centre historique, voici les lieux que nous avons découverts et appréciés au fil de notre visite.
Que voir dans le centre historique de Turin ?
La piazza Castello
Située au cœur de Turin, la Piazza Castello est l'une des places les plus importantes et les plus animées de la ville. Aménagée à partir de la fin du XVIe siècle, elle constitue depuis plusieurs siècles le centre politique et culturel de la capitale piémontaise. Ses vastes espaces pavés, ses élégantes arcades et ses imposants édifices témoignent du passé prestigieux de Turin, ancienne capitale du duché de Savoie, puis du royaume de Sardaigne et première capitale de l'Italie unifiée.
La place est dominée par le Palazzo Madama, un édifice étonnant qui associe les vestiges d'une ancienne porte romaine, une forteresse médiévale et une majestueuse façade baroque du XVIIIe siècle. À quelques pas se trouve le Palais Royal (Palazzo Reale), ancienne résidence des souverains de la maison de Savoie, dont les appartements richement décorés et les jardins se visitent aujourd'hui.
La Piazza Castello est également bordée par le Teatro Regio, l'un des principaux opéras italiens, et par l'église San Lorenzo, reconnaissable à son étonnante coupole baroque. Sous les arcades, les boutiques et les cafés historiques invitent à faire une pause tout en profitant de l'animation de la place.
C'est aussi un excellent point de départ pour découvrir Turin à pied. Plusieurs grandes artères y convergent, notamment la Via Roma, qui mène à la Piazza San Carlo, et la Via Po, bordée d'arcades, qui rejoint la Piazza Vittorio Veneto et les rives du Pô.
Cattedrale di San Giovanni Battista
La cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin, construite à la fin du XVe siècle dans un style Renaissance, est surtout connue pour abriter le célèbre Saint Suaire. Elle mérite pourtant une visite même lorsqu'on n'est pas croyant, tant pour son architecture et ses œuvres d'art que pour l'histoire fascinante de cette mystérieuse relique.
Le Saint Suaire de Turin est un linge sur lequel apparaît l'empreinte d'un homme présentant des traces de blessures évoquant celles de la crucifixion. Certains chrétiens le considèrent comme le linceul qui aurait enveloppé le corps de Jésus-Christ après sa mort. Son authenticité fait cependant débat depuis des siècles, notamment depuis les analyses au carbone 14 qui ont daté le tissu du Moyen Âge.
Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, le véritable suaire n'est pas visible lors d'une visite ordinaire. Il est conservé dans une châsse protectrice, à l'abri de la lumière et des variations de température. Une reproduction permet néanmoins de découvrir cette étonnante empreinte et d'en observer les détails. Lors de notre visite, nous avons eu la chance de bénéficier des explications d'un guide, qui nous a raconté l'histoire du suaire, les différentes hypothèses concernant son origine et les nombreuses interrogations qu'il suscite encore aujourd'hui.
Croyant ou non, difficile de rester indifférent devant ce mystère. Au-delà de sa dimension religieuse, le Saint Suaire soulève des questions historiques et scientifiques particulièrement intéressantes. Alors, authentique ou pas ? À chacun de se faire sa propre opinion.
🔍 Pour en savoir davantage sur la cathédrale et les mystères du Saint Suaire, consultez cet article
La Piazza San Carlo, l'une des plus belles places de Turin
La Piazza San Carlo est l'une des places les plus élégantes et les plus emblématiques de la ville. Aménagée au XVIIe siècle, elle séduit par ses dimensions, son architecture harmonieuse et les longues arcades qui bordent ses façades.
À l'une de ses extrémités se dressent deux églises presque jumelles, Santa Cristina et San Carlo Borromeo, dont les façades baroques contribuent à la remarquable symétrie de l'ensemble. Au centre de la place trône l'imposante statue équestre d'Emmanuel-Philibert de Savoie, duc de Savoie au XVIe siècle, représenté rengainant son épée après la bataille de Saint-Quentin en 1557.
Entourée de palais aux façades élégantes, de boutiques et de cafés historiques, dont le célèbre Caffè San Carlo, la place donne envie de flâner. Ses arcades permettent de se promener à l'abri du soleil ou de la pluie, tandis que ses vastes espaces pavés offrent de belles perspectives sur les bâtiments qui l'entourent.
Aujourd'hui encore, la Piazza San Carlo reste un lieu de rencontre très apprécié des Turinois. Elle accueille régulièrement des manifestations et des événements culturels, mais c'est aussi un endroit agréable pour s'installer à une terrasse, observer l'animation de la ville ou simplement admirer l'architecture. Située sur la Via Roma, entre la Piazza Castello et la gare de Porta Nuova, elle constitue une étape incontournable lors d'une promenade dans le centre historique de Turin.
La Mole Antonelliana, symbole de Turin
Avec sa silhouette imposante et sa flèche qui domine les toits de Turin, la Mole Antonelliana est le monument le plus emblématique de la ville. Haute de 167,5 mètres, cette étonnante construction du XIXe siècle doit son nom à son architecte, Alessandro Antonelli, qui entreprit sa réalisation en 1863.
À l'origine, l'édifice devait accueillir une synagogue destinée à la communauté juive. Mais les ambitions démesurées de l'architecte, qui ne cessa d'augmenter la hauteur du bâtiment, entraînèrent des difficultés techniques et financières. Le projet fut finalement abandonné par la communauté juive et repris par la municipalité. Achevée en 1889, la Mole Antonelliana devint l'une des constructions en maçonnerie les plus hautes de son époque.
Située Via Montebello, en plein centre historique, elle abrite aujourd'hui le Musée national du cinéma, l'un des musées les plus originaux de Turin, consacré à l'histoire du septième art, de ses premières inventions aux techniques cinématographiques modernes.
Mais l'une des expériences les plus impressionnantes reste sans conteste l'ascenseur panoramique, installé au cœur de l'édifice. Entièrement vitré, il s'élève à travers l'immense espace intérieur de la coupole, à une vitesse d'environ deux mètres par seconde. Pendant l'ascension, on découvre sous un angle inhabituel l'architecture spectaculaire de la Mole, ses structures métalliques et ses volumes vertigineux.
En quelques dizaines de secondes, l'ascenseur permet de rejoindre une terrasse panoramique située à environ 85 mètres de hauteur. De là-haut, la vue à 360° sur Turin est magnifique. On distingue le quadrillage régulier des rues, les grandes places, les coupoles des églises et les collines qui bordent la ville. Par temps clair, les Alpes se dessinent à l'horizon, offrant un panorama particulièrement impressionnant.
À savoir : il est possible d'emprunter l'ascenseur panoramique sans visiter le musée, ou inversement, de découvrir les collections du Musée national du cinéma sans monter à la terrasse. Des billets combinés sont également proposés. Il est conseillé de réserver, notamment pendant les week-ends.
Panoramas sur Turin
Le Lingotto : de l'usine Fiat aux jardins suspendus
L'ancienne usine Fiat
Situé au sud de Turin, le Lingotto est un ancien complexe industriel qui témoigne de l'importance de l'industrie automobile dans l'histoire de la ville. Construit entre 1916 et 1923 pour le constructeur FIAT, cet immense bâtiment était à l'époque l'une des usines automobiles les plus modernes et les plus innovantes d'Europe.
L'usine se composait de deux longs bâtiments parallèles de plus de 500 mètres, répartis sur plusieurs étages. Son fonctionnement était particulièrement ingénieux : les voitures étaient assemblées progressivement, en montant d'un étage à l'autre, jusqu'à atteindre le toit où se trouvait une véritable piste d'essais automobile.
Longue d'environ un kilomètre, avec ses impressionnants virages relevés, celle-ci permettait de tester les véhicules avant leur sortie de l'usine. Deux grandes rampes hélicoïdales, situées aux extrémités du complexe, facilitaient la circulation des voitures entre les différents niveaux.
Après plusieurs décennies de production, FIAT cessa définitivement la fabrication de voitures au Lingotto en 1982. Plutôt que de démolir cet immense ensemble industriel, la ville choisit de lui donner une seconde vie.
La Pista 500 sur le toit
C'était l'une des grandes innovations du Lingotto : les voitures, assemblées dans les différents étages de l'usine, terminaient leur parcours sur le toit, où elles étaient testées avant leur commercialisation.
Après la fermeture de l'usine, le bâtiment a été entièrement reconverti, mais cette piste spectaculaire a heureusement été conservée. Aujourd'hui, elle fait partie de La Pista 500, un étonnant espace aménagé en hauteur, mêlant patrimoine industriel, art contemporain et végétation. Des jardins suspendus et des installations artistiques ont pris place sur l'ancien circuit, sans faire disparaître ses célèbres virages relevés.
On peut désormais se promener là où roulaient autrefois les voitures, tout en profitant de magnifiques panoramas sur Turin, ses collines et les Alpes qui se dessinent à l'horizon.
J'ai trouvé cet endroit absolument génial. On ne s'attend vraiment pas à découvrir une ancienne piste automobile sur le toit d'un bâtiment, encore moins transformée en promenade artistique et végétalisée. C'est surprenant, original et assez impressionnant de se retrouver sur ces immenses virages où les voitures étaient autrefois mises à l'épreuve. Une découverte qui m'a particulièrement plu.
Turin le long du Pô
Le parc du Valentino
Loin de l'agitation du centre-ville, les rives du Pô et le parc du Valentino offrent un cadre particulièrement agréable pour se promener. Bordé d'arbres et de vastes pelouses, ce grand espace vert s'étend le long du fleuve, face aux collines boisées qui dominent le sud-est de Turin.
L'atmosphère paisible et presque bucolique qui règne ici est surprenante, alors que l'on se trouve à quelques pas seulement des grandes artères de la ville. Le bruit de la circulation semble s'effacer, remplacé par le chant des oiseaux et le bruissement des feuilles.
Au fil de la promenade, on croise des joggeurs, des cyclistes, des pêcheurs et de nombreux oiseaux, notamment des hérons qui fréquentent les berges du fleuve. Les écureuils, peu farouches, s'approchent parfois à quelques pas des promeneurs, visiblement habitués à leur présence. C'est assez amusant de pouvoir les observer d'aussi près.
Le parc abrite également le Castello del Valentino, un élégant château du XVIIe siècle, ancienne résidence de la maison de Savoie, dont l'architecture d'inspiration française contraste avec les paysages naturels qui l'entourent. Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO avec les autres résidences royales de Savoie, il accueille aujourd'hui des activités universitaires.
Sur le fleuve, les rameurs sont également très nombreux. Le Pô occupe une place importante dans la tradition de l'aviron à Turin, avec plusieurs clubs installés sur ses berges.
Cette promenade a été une très belle surprise. Je ne m'attendais pas à trouver autant de nature et de tranquillité au cœur d'une ville aussi importante. C'est un endroit idéal pour faire une pause et découvrir une autre facette de la ville.
Le Borgo Medievale, un étonnant village médiéval au cœur de Turin
Installé dans le magnifique parc du Valentino, au bord du Pô, le Borgo Medievale est l'une des curiosités les plus surprenantes de la ville. Avec ses maisons anciennes, ses ruelles pavées, ses petites places et son château fortifié, on pourrait facilement croire qu'il s'agit d'un véritable village du Moyen Âge. Pourtant, tout a été construit à la fin du XIXe siècle.
Le Borgo Medievale a été réalisé en 1884, à l'occasion de l'Exposition générale italienne organisée à Turin. Le projet, dirigé par l'architecte et spécialiste du patrimoine médiéval Alfredo d'Andrade, avait pour objectif de faire découvrir aux visiteurs l'architecture et la vie quotidienne au Moyen Âge.
Pour concevoir cet ensemble, les architectes se sont inspirés de véritables édifices médiévaux du Piémont et de la Vallée d'Aoste, en reproduisant avec beaucoup de soin leurs façades, leurs balcons en bois, leurs fenêtres, leurs fresques et leurs éléments décoratifs. En franchissant la porte fortifiée du village, on découvre un ensemble de maisons regroupées autour de ruelles étroites, de cours et de petites places. L'ensemble est dominé par la Rocca Medievale, une forteresse reconstituée dont les salles étaient aménagées pour évoquer la vie d'une résidence seigneuriale du XVe siècle, avec son mobilier, ses décors et ses objets du quotidien.
Le contraste entre l'apparence médiévale du bourg et sa véritable histoire est original. Rien ici ne date réellement du Moyen Âge, mais le souci du détail est tel que l'illusion fonctionne remarquablement bien. Le Borgo Medievale constitue ainsi une étape insolite lors d'une promenade dans le parc du Valentino.
À savoir : le village et la forteresse font l'objet d'un important programme de restauration. Il est donc préférable de vérifier les conditions d'accès avant de prévoir une visite.
Les plus beaux panoramas sur Turin
La basilique de Superga
Perchée sur une colline à environ 670 mètres d'altitude, à l'est de Turin, la basilique de Superga domine la ville et offre l'un des plus beaux panoramas de la région. Par temps clair, la vue s'étend sur les toits de la ville, la vallée du Pô et la chaîne des Alpes qui se dessine à l'horizon.
La basilique fut construite au XVIIIe siècle à la demande du duc Victor-Amédée II de Savoie, devenu par la suite roi de Sardaigne. Selon la tradition, celui-ci aurait fait le vœu d'ériger un sanctuaire dédié à la Vierge Marie si ses troupes parvenaient à libérer Turin, alors assiégée par les Français en 1706, pendant la guerre de Succession d'Espagne.
Après la victoire, il tint sa promesse en confiant la construction de l'édifice à l'architecte Filippo Juvarra. Achevée en 1731, la basilique est un magnifique exemple d'architecture baroque, reconnaissable à son imposante coupole, à ses deux clochers et à son grand portique à colonnes. Elle abrite également les tombeaux de plusieurs membres de la maison de Savoie.
Superga est aussi associée à un événement tragique qui a profondément marqué l'histoire de Turin et du football italien. Le 4 mai 1949, un avion de la compagnie Avio Linee Italiane, qui ramenait l'équipe du Torino Football Club d'un match amical disputé à Lisbonne, s'écrasa contre le mur arrière de la basilique. En raison du brouillard et des mauvaises conditions météorologiques, l'appareil heurta la colline alors qu'il approchait de Turin. Les 31 personnes présentes à bord périrent dans l'accident, dont 18 joueurs du légendaire Grande Torino, une équipe qui dominait alors le championnat italien et comptait plusieurs internationaux.
Aujourd'hui encore, un mémorial installé à proximité du lieu de l'accident rappelle le souvenir des victimes. Chaque année, le 4 mai, supporters, joueurs et habitants de Turin viennent s'y recueillir.
Le Monte dei Cappuccini
Situé sur une colline qui domine la rive droite du Pô, le Monte dei Cappuccini est l'un des plus beaux points de vue sur Turin. Depuis son esplanade, le panorama est magnifique : les toits de la ville s'étendent à perte de vue, dominés par la silhouette caractéristique de la Mole Antonelliana, tandis que les Alpes forment une impressionnante toile de fond.
Cette colline possède également une longue histoire. Autrefois occupée par une fortification médiévale, elle fut confiée à l'ordre des Capucins à la fin du XVIe siècle, à l'initiative du duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie. Un couvent et une église y furent alors construits, transformant cet ancien site défensif en un lieu de vie religieuse.
Au sommet se dresse la Chiesa di Santa Maria al Monte, dédiée à la Vierge Marie. Sa construction débuta en 1584 et l'église fut consacrée en 1656. Son architecture mêle les influences de la Renaissance tardive et du baroque, avec une façade élégante et une coupole qui se détache au-dessus des arbres. À l'intérieur, peintures et décorations religieuses témoignent de plusieurs siècles d'histoire.
Le site conserve aujourd'hui une atmosphère relativement paisible, contrastant avec l'animation du centre-ville situé juste en contrebas. Il attire aussi bien les visiteurs venus admirer le panorama que ceux qui souhaitent découvrir son patrimoine religieux.
À la tombée de la nuit, le Monte dei Cappuccini prend une tout autre dimension. L'église est associée à une installation lumineuse de l'artiste allemande Rebecca Horn, intitulée Piccoli spiriti blu (Petits esprits bleus). De petites lumières bleues, disposées autour de l'édifice, créent une ambiance mystérieuse et presque irréelle, donnant l'impression que de minuscules esprits flottent autour de l'église.
Goûter le bicerin, une spécialité turinoise
Cinzia s'était donné une mission : nous faire découvrir le fameux bicerin, une spécialité typiquement turinoise. Cette boisson traditionnelle, née à Turin au XVIIIe siècle, associe du café expresso, du chocolat chaud et une généreuse couche de crème, le tout servi dans un verre. Une préparation aussi simple en apparence que gourmande.
Nous voilà donc partis à la recherche du célèbre Caffè Al Bicerin, une véritable institution turinoise fondée en 1763, située sur la Piazza della Consolata. C'est ici que cette boisson aurait acquis sa renommée, et l'adresse attire toujours autant les amateurs de chocolat et de café.
Mais le Caffè Al Bicerin est minuscule ! Quelques petites tables, un décor ancien qui semble avoir traversé les siècles et surtout beaucoup plus de visiteurs que de places disponibles. Résultat : une file d'attente se forme devant la porte, et chacun patiente jusqu'à ce qu'une table se libère.
Heureusement, Cinzia a accepté de garder nos places pendant que nous allions découvrir le Santuario della Consolata, situé juste en face. Ce sanctuaire, dont les origines remontent au Moyen Âge, a été profondément transformé aux XVIIe et XVIIIe siècles. Son intérieur, sombre et abondamment décoré, est une véritable démonstration du baroque italien, avec ses marbres polychromes, ses dorures et ses nombreuses œuvres religieuses. Un décor particulièrement chargé, assez éloigné de mes goûts.
De retour au café, notre patience a finalement été récompensée. Le fameux bicerin est vraiment délicieux. Le contraste entre le café, le chocolat chaud et la crème apporte une douceur et une onctuosité particulièrement agréables. Traditionnellement, il se déguste sans mélanger les différentes couches, afin d'en apprécier successivement les saveurs.
L'endroit est charmant mais tellement petit qu'on se sent obligé de ne pas s'attarder. Une fois notre boisson terminée, nous avons donc laissé la place aux suivants, qui attendaient toujours dehors. Et finalement, Cinzia avait raison : il aurait été dommage de quitter Turin sans avoir goûté au véritable bicerin.
Santuario della Consolata
Informations pratiques pour visiter Turin
📌 Comment se rendre à Turin ?
🚘 En voiture depuis la France : située au pied des Alpes, Turin est facilement accessible depuis la France. Plusieurs itinéraires permettent de rejoindre la capitale du Piémont :
- Depuis Lyon : environ 3 h 30 par l'autoroute A43 et le tunnel du Fréjus, puis l'A32 côté italien.
- Depuis Chambéry : environ 2 h 30 par le tunnel du Fréjus.
- Depuis Grenoble : environ 3 h par le tunnel du Fréjus.
- Depuis Nice : environ 3 h 30 à 4 h par l'autoroute, en passant par la Ligurie.
Il est également possible de rejoindre Turin par le col du Mont-Cenis, un itinéraire plus pittoresque, mais soumis aux conditions météorologiques et généralement fermé en hiver.
Les autoroutes italiennes sont payantes, tout comme le tunnel du Fréjus. Une fois à Turin, mieux vaut laisser sa voiture dans un parking et découvrir le centre à pied ou en transports en commun. Certaines rues sont soumises à des restrictions de circulation (ZTL).
🚆 En train : Turin est reliée à la France par des liaisons ferroviaires, notamment depuis Paris et Lyon, selon les dessertes en vigueur. La gare de Porta Susa accueille les trains internationaux, tandis que Porta Nuova, située à proximité du centre historique, constitue un point d'arrivée particulièrement pratique pour visiter la ville.
✈️ En avion : l'aéroport de Turin-Caselle, également appelé Aeroporto Sandro Pertini, se trouve à environ 16 kilomètres au nord du centre-ville. Il est relié à Turin par le train, des bus et des taxis.
🅿️ Où se garer à Turin ?
🚗 Le "Parcheggio Re Umberto" est considéré comme l'un des plus grands parkings de Turin. Situé au cœur de la ville, il offre un grand nombre de places de stationnement et un accès facile aux principales attractions touristiques. Cependant, il existe également d'autres parkings de grande capacité dans la ville, comme le parking de la gare de Porta Susa et le parking du Lingotto.
Quelques hôtels situés en proximité du parking Re Umberto font bénéficier leurs clients d'une réduction sur le prix. En ce qui nous concerne, nous avons eu une réduction de 15%.
⚠️ Attention aux ZTL
Les zones à circulation limitée peuvent coûter cher si on ne respecte pas les heures de circulation autorisées (les amendes varient selon les villes). Seuls les riverains et les véhicules enregistrés sont autorisés à y circuler. C'est une spécialité italienne, qui a tendance à s’étendre en France : les villes qui possèdent un centre historique ont pratiquement toutes des ZTL,et certains parkings s'y trouvent. Soyez vigilants : chaque entrée dans une ZTL est délimitée par un panneau et est contrôlée par vidéosurveillance. Mais les panneaux signalant ces zones sont souvent difficilement repérables et peu explicites (ils peuvent être installés en hauteur, à proximité des caméras de surveillance).
📌 Comment se déplacer dans Turin ?
Turin se découvre très facilement à pied, notamment dans le centre historique. Les grandes places, les palais, les cafés historiques et les principales rues commerçantes sont relativement proches les uns des autres. Les nombreuses arcades permettent également de se promener à l'abri de la pluie ou du soleil.
Pour rejoindre les quartiers plus éloignés, la ville dispose d'un réseau de transports en commun efficace, géré par la société GTT (Gruppo Torinese Trasporti).
-
Le métro : une ligne automatique relie Fermi, à l'ouest, à Bengasi, au sud. Elle dessert notamment les gares de Porta Susa et Porta Nuova ainsi que le quartier du Lingotto.
-
Les tramways : ils traversent plusieurs quartiers.
-
Les bus : ils complètent le réseau et desservent les secteurs moins accessibles en métro, notamment les abords des collines.
Pour les visiteurs, il existe des billets valables 100 minutes, des forfaits à la journée et des titres touristiques de 48 ou 72 heures. Les tarifs et horaires sont disponibles sur le site officiel de GTT.
Pour notre part, nous avons trouvé que la marche était le meilleur moyen de profiter du centre de Turin, de ses grandes places et de ses belles façades. Les transports en commun sont surtout utiles pour rejoindre des lieux plus éloignés, comme le Lingotto.
Mon avis sur Turin : ce que j'ai aimé, ce que j'ai moins aimé
🩵🩵 J’ai beaucoup aimé
- La diversité de Turin, qui ne ressemble pas du tout à l'image d'une ville uniquement industrielle.
- Ses grandes places, ses élégants bâtiments, les panoramas sur les Alpes et surtout la découverte du Lingotto et de son incroyable piste automobile sur le toit.
- Les promenades au bord du Pô et la découverte du bicerin.
- La chance de visiter la ville avec Cinzia, qui nous a fait découvrir des endroits que nous n'aurions peut-être pas trouvés seuls.
😕 J'ai moins aimé
- La circulation et les contraintes de stationnement, notamment les ZTL qui demandent une certaine vigilance lorsqu'on arrive en voiture.
- L'affluence dans certains lieux très connus, comme le Caffè Al Bicerin, où il faut parfois patienter longtemps avant de pouvoir entrer.
Découvrez également les autres atouts de la région piémontaise :
Les musées Turinois - Lac Majeur : Stresa et les îles Borromées - La Sacra di San Michele - Les langhe
Retour sur la page Le Piémont