Ostuni, la cité blanche des Pouilles
Ostuni est probablement l'une des images les plus connues des Pouilles. Accrochée à une colline au milieu des oliviers, la ville blanche domine la campagne et se tourne vers l'Adriatique et est visible de loin. Mais Ostuni ne se résume pas à ses façades photogéniques. Son centre historique se découvre surtout à pied, au fil des ruelles étroites, des escaliers et des passages qui s’entremêlent pour former un véritable labyrinthe.
Pourquoi Ostuni est-elle appelée la « cité blanche » ?
C'est au Moyen-Age que la pratique visant à recouvrir les façades de chaux s'est développée, pour apporter de la luminosité dans les rues étroites. La chaux a permis également de lutter contre les épidémies de peste. Le blanc est devenu progressivement l'identité visuelle de la ville.
Le centre historique d'Ostuni : une ville à parcourir à pied
La découverte du centro storico se fait par les ruelles sinueuses, les passages, et les escaliers qui grimpent jusqu'au sommet de la colline. Il ne se visite pas vraiment en suivant un itinéraire précis. Il faut plutôt accepter de se perdre un peu. La vieille ville s'étage sur la colline et les rues montent, descendent, se croisent et parfois semblent disparaître entre les maisons.
Les façades blanches se succèdent presque sans interruption. Les portes colorées tranchent avec la chaux immaculée, les passages voûtés permettent de rejoindre une autre ruelle, des escaliers apparaissent au détour d'un mur et donne envie de les suivre, sans savoir exactement où ils vont nous mener. Certaines ruelles se terminent contre une maison ou débouchent sur un minuscule espace qui oblige à faire demi-tour.
Les marches en pierre sont souvent bordées de pots de fleurs et de plantes qui apportent quelques touches colorées au milieu du blanc. Des bougainvilliers, des cactus, des plantes grasses ou simplement quelques pots déposés devant une porte donnent aux passages les plus simples une atmosphère surprenante et très agréable. Les habitants ont progressivement fait de ces escaliers et de ces petits recoins des prolongements de leurs maisons.
À mesure que l'on monte, la perspective change. Une ruelle qui paraissait fermée s'ouvre soudain sur une petite place. Entre deux maisons, on aperçoit les oliviers de la campagne environnante. Un passage étroit débouche sur une terrasse ou sur un point de vue et permet de retrouver le ciel et la lumière.
Il faut prendre le temps de regarder les maisons. Derrière l'uniformité apparente de la chaux, aucune façade n'est tout à fait identique. Les portes, les fenêtres, les balcons, les escaliers et les plantes donnent à chaque rue sa propre identité. Il est impossible de se perdre dans ce labyrinthe car tous les niveaux se rejoignent.
Etrangement, malgré l’afflux de touristes, il nous est arrivé d’être complètement seuls dans ce dédale de rues blanches.
Que voir à Ostuni ?
Piazza della Libertà
Point de départ naturel avec la colonne de Sant'Oronzo, l'ancien couvent franciscain et l'église San Francesco d'Assisi.
La via Cattedrale et la partie haute
La montée permet progressivement de quitter la partie la plus animée pour entrer dans le cœur de la vieille ville.
La cathédrale Santa Maria Assunta
C'est le principal monument religieux d'Ostuni, avec son architecture gothique et son imposant décor de façade.
L'Arc Scoppa
A côté de la cathédrale se dresse le palais épiscopal (palazzo vescovile). La loggia, d’abord en bois, puis reconstruite en pierre après un tremblement de terre au 18e siècle, sert à relier le palais au cloître de la cathédrale.
Les remparts
Ils entourent encore une partie de la vieille ville et offrent, par endroits, de beaux points de vue sur la campagne environnante. Depuis les fortifications, le regard porte sur les immenses oliveraies qui s’étendent jusqu’à la mer Adriatique.