En Italie, profiter d'une journée à la plage peut rapidement peser sur le budget. Selon l'ONG Legambiente, plus de 50 % du littoral italien est aujourd'hui occupé par des plages privées. Les espaces publics, eux, sont souvent rares et parfois réduits à quelques dizaines de mètres de sable.
Sur ces plages privées, les prix des transats et des parasols varient selon la région, la durée de location et surtout la proximité avec la mer. Les premières rangées se paient au prix fort. À Gallipoli, dans les Pouilles, louer deux transats et un parasol coûte en moyenne 324 euros pour une semaine, selon une étude de l'association de consommateurs Altroconsumo. Dans certaines stations balnéaires, la course à la rentabilité va même jusqu'à saturer le sable de transats. Résultat : les vacanciers installés au fond de la plage ne voient parfois même plus la couleur de l’eau. Et quand ils sont dans l'eau, ils sont les uns sur les autres !
Cet été, une nouvelle controverse est née. Dans plusieurs établissements des Pouilles, les vacanciers ne sont plus autorisés à apporter leur pique-nique ou leur glacière. Officiellement, cette mesure vise à préserver le littoral et à limiter les déchets abandonnés sur les plages, comme l'explique Assoturismo, l'organisation touristique italienne.
Cette justification peine toutefois à convaincre tout le monde. Beaucoup y voient surtout une manière d'inciter les clients à consommer dans les bars et restaurants des plages privées, dans un contexte où les exploitants doivent faire face à une hausse de leurs coûts d'exploitation.
Pour de nombreux vacanciers, l'addition devient salée : après la flambée des tarifs des transats et des parasols, il faut désormais, sur certaines plages, renoncer à son sandwich préparé à la maison. Une évolution qui risque de décourager une partie des familles, qu'elles soient italiennes ou étrangères.
Sicile, plage de San Vito Lo Capo
Sicile, plage de Giardini Naxos
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